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Biographie d’Eric Bourdon, artiste peintre français

Biography | Eric Bourdon, artist painter


Vous regardez la page Biographie | Eric Bourdon, artiste peintre du site Eric Bourdon, artiste peintre français | Galerie, dans la catégorie À propos de l'artiste. Biographie d'Eric Bourdon (né en 1979), artiste peintre, dessinateur et écrivain français à Lille. Autodidacte, proche de l'Art Brut et de Joan Miró, Eric Bourdon dessine dans l'improvisation. Il exposera notamment à la Galerie Schèmes à Lille, Bicha Gallery à Londres, et récemment au Salon des Artistes Français à Paris.

papillon eric bourdon

BIOGRAPHIE - QUI SUIS-JE ?…




connais-toi toi-même philosophie vie


Gnothi seauton (grec ancien) / Connais-toi toi-même

Précepte gravé sur le fronton du

Temple d'Apollon (6e siècle av JC) à Delphes,

et généralement considéré comme le principe fondateur

de la philosophie. Le même aphorisme se retrouve sur

le bien plus ancien Temple de Louxor, en Égypte (-1400).





Dernier-né, en 1979, d'une petite famille catholique fondamentaliste du nord de la France*, je décide dès l'âge de 5 ans de faire de la peinture pour ma vie entière. Une décision qui se confronte aussitôt à l'évitement ou à l'opposition familiale.


Une longue période comateuse s'ensuit, qui m'amène après un baccalauréat scientifique à entreprendre des études de philosophie par désir inconscient de me retrouver moi-même, ce qui finira - mais pas à l'université ! - par porter ses fruits.


C'est dans un couloir d'une église de Scientologie que des bribes de conversation me parviennent par le plus pur hasard : Ron Hubbard - le créateur de cette assez vaste méthode d'amélioration personnelle - aurait découvert que chaque être humain décide de ce qu'il veut faire de sa vie dans les toutes premières années de son existence. Se remettre en phase avec cette première décision serait un des plus grands accomplissements personnels souhaitables. J'avais déjà repris la peinture à cette époque mais ces mots, ces chuchotements, ce petit papillon virevoltant presque innocemment dans les airs, allaient me clouer comme une toile à son châssis.


La même année je commençais déjà à exposer, je trouvais des galeries à Paris qui m'accueillaient dans un cadre complètement informel - mais c'est là que je fis mes premières ventes**. À Lille, la Galerie Schèmes allait me représenter plus solidement et sur le long terme, et d'autres opportunités allaient arriver en France et à l'étranger pour développer tout un programme d'expositions.


En phase avec cette décision originelle, ma peinture n'est pas 'régressive' - ce qu'on pourrait penser lorsqu'on s'est laissé convaincre par la vie ou par la société que vouloir être soi-même est LE désir puérile et narcissique par excellence... Cette peinture est parcourue de long en large par un travail continuel de mise en forme d'une matière graphique à première vue informe et sans signification ; un travail, long et complexe, de découverte ou de construction de la vie à partir du chaos. Mais elle conserve intacts les rêves et l'énergie incomparables des premières années.




Aujourd'hui, après de nombreuses expositions nationales et internationales, beaucoup de création et d'expérience, la peinture occupe toujours avec autant d'évidence la toute première place dans mon existence. Pourtant, j'ai fini par relativiser l'importance de se conformer à son tout premier choix de vie. D'abord, parce que de nombreuses personnes ont construit leur propre existence sans aucun lien avec leur rêve d'enfant, et que réaligner leur vie d'adulte avec ce premier rêve n'aurait, si c'était réalisable, pas forcément de sens. Ensuite, parce que ce premier choix que l'on fait dans l'enfance est parfois très poétique ou comique, mais totalement sans rapport avec la réalité.


Mais surtout, je crois qu'on a à conformer sa vie à aucune décision extérieure, y compris celles que l'on a soi-même prises dans un lointain passé. Ce n'est que dans le présent que l'on existe, et que l'on se choisit. Je peins en toute liberté, et c'est parce que je pourrais arrêter de peindre aujourd'hui même que je suis libre, et que ma peinture rayonne de cette liberté.


Cette quête effrénée de soi-même, cette guerre que l'on peut mener pour se trouver, s'imposer, dépasser les obstacles posés par la famille, la culture, la société, est vivifiante et épanouissante. Mais cette identité que l'on définit et que l'on construit avec le temps, est-elle vraiment tout ce que l'on est ?... Suis-je un peintre ? Un homme ? Un être humain ?... Suis-je mes opinions, mes goûts, mes idées, mes certitudes ?... Ma religion, mon parti politique, ma profession, ma classe sociale, ma nationalité ?... Suis-je le fil des évènements historiques qui composent ma vie ? À un certain niveau, celui de notre petite identité relative, oui. À un niveau juste un peu plus large, rien de tout cela n'a réellement d'importance.


La société actuelle est déchirée par des luttes d'identité pathétiques qui divisent et ne construisent rien. Des guerres d'egos dans lesquelles la victoire des uns doit signifier l'échec des autres, et où l'identité est définie à son niveau le plus restrictif possible.


Aujourd'hui, au milieu du tumulte contemporain, résonnent en moi, petit scintillement que je suis de la conscience universelle, ces mots de l'ancien Râmâyana (une des deux épopées fondatrices de l'hindouisme) où Hanumān s'adressant à Rāma lui dit :



« Quand je sais qui je suis, je suis toi. »





Eric BOURDON








* J'ai très officiellement désavoué (en 2010) toute appartenance à l'Église catholique,

par une mention sur un certificat de baptême qui avait été rédigé par d'autres que moi.

Cet acte, autrement appelé apostasie  ou débaptisation,

entraîne par ailleurs une excommunication latae sententiae (automatique).


** Par exemple, de 2000 à 2004 : à la Galerie de la Harpe, 26 rue de la Harpe, Paris 5ème, qui n’existe plus, ou encore à la Galerie Dung Bui, 3 rue Chomel, Paris 7ème, partie pour Saint-Paul-de-Vence.