Vincent van Gogh Autoportrait au chapeau de paille

 

Autoportrait au chapeau de paille (Paris, 1887)
 
Huile sur toile, 33,5 x 27 cm
Institut d’Arts de Detroit, États-Unis
www.dia.org
 

     Vincent van Gogh est un artiste largement autodidacte. C’est seulement en août 1880, à l’âge de 27 ans, qu’il décide de devenir peintre. Il commence par copier des dessins, particulièrement des scènes de la vie paysanne de Jean-François MILLET, auquel il voue une estime quasi religieuse.

 

     Vincent commence à peindre ses premières œuvres autour du thème de la vie populaire, réalisant de nombreuses études de tisserands et de paysans, dans des tons sombres et lourds, comme la terre qu’ils labourent.

     Van Gogh se veut une sorte de porte-parole artistique des classes défavorisées, préoccupation sociale qui devait le suivre toute sa carrière.

     Toutes ces études débouchèrent, entre autres, sur son premier chef-d’œuvre, « Les mangeurs de pommes de terre » (avril 1885). La même année, cherchant à vivre de sa peinture, Vincent quitte la Hollande pour Anvers, en Belgique, puis rejoint Paris en mars 1886 où il y retrouve son frère Theo.

 

Vincent van Gogh Vieux souliers aux lacets

 

Vieux souliers aux lacets (Paris, 1886)
Huile sur toile, 37,5 x 45 cm
Musée Van Gogh, Amsterdam, Pays-Bas
www.vangoghmuseum.nl
 

     Van Gogh allait s’adapter très vite à Paris, se liant d’amitié avec de nombreux impressionnistes, qui tiennent à l’époque leur dernière exposition et commencent enfin à être acceptés.

     Il y étudia dans l’atelier du peintre Fernand CORMON, dessinant sans relâche à partir de modèles et de plâtres. Mais faute d’y trouver ce qu’il cherchait, Vincent quitta l’atelier au bout de trois mois pour travailler à nouveau seul. Il s’y fit toutefois de véritables amis : Emile BERNARD, et Henri de TOULOUSE-LAUTREC qui lui fit découvrir la vie nocturne de Montmartre…

     Van Gogh délaissa rapidement les « harmonies de gris » qu’il avait si longtemps étudiées pour une palette plus colorée, et se mit à peindre des scènes de rue et des vues de la ville.

     Il peint alors de nombreuses scènes de rue ou restaurant : « Les jardins de Montmartre », « Intérieur d’un restaurant », des portraits, « Agostina Segatori au café du Tambourin », « L’italienne »… Mais il les peint d’une nouvelle manière, où on peut voir comment il a facilement intégré l’impressionnisme : « je préfère peindre des yeux humains à peindre des cathédrales ».

     Venu à Paris dans l’espoir d’être mieux connu des milieux artistiques, et de vendre ses toiles, Vincent Van Gogh dut, comme beaucoup de ses amis impressionnistes, exposer dans la vitrine de salles de café ou de magasins. Officiellement, il ne vendit de son vivant, en tout et pour tout, que deux tableaux, et ce par l’intermédiaire de Theo.

 

Van Gogh La Chambre huile sur toile 440

(cliquez pour zoomer)

 

La Chambre à coucher (Arles, 1889)
Huile sur toile, 73 x 92 cm
Institut d’Art de Chicago, États-Unis
www.artic.edu
 

     Lors de son séjour à Arles, de 1888 à 1889, Van Gogh allait exécuter quelque 200 toiles, plus d’une centaine de dessins, et écrire plus de 200 lettres. Il y travaille avec frénésie, peignant son nouvel univers avec une vivacité de couleurs et une gaieté sans précédent dans sa carrière, sans perdre de temps à la recherche de nouveaux motifs.

     De l’asile de Saint-Rémy-de-Provence, Vincent envoie régulièrement des toiles à Theo. « Iris » et « Nuit étoilée » seront exposées au 5ème Salon des Indépendants en septembre 1889, puis 10 de ses toiles au Salon de 1890, ainsi que 5 à l’Exposition annuelle des vingt à Bruxelles.

     La réaction très positive d’artistes comme MONET et PISSARRO, ainsi que du critique Albert AURIER encouragèrent beaucoup Vincent et Theo. Vincent qui oscillait entre des périodes très productives et des moments de désespoir, en était venu à penser qu’il était parvenu à créer une œuvre de valeur… avant de douter encore : « mon travail pendant ces dix ans se résume à de pitoyables études, des échecs ».

     Le 16 mai 1890, Van Gogh revint à Paris, où il ne resta que quelques jours chez son frère, avant de partir le 20 mai, ne supportant plus le bruit et l’agitation de la ville, pour Auvers-sur-Oise.

     À une quarantaine de Kilomètres au nord de Paris, Auvers-sur-Oise était devenu un des endroits favoris de nombreux artistes (Cézanne, Pissarro, Sisley, Monet), et Van Gogh fut séduit par son caractère rustique et pittoresque.

     Il commença très vite une série sur les maisons aux toits de chaume, les rues du village et son église, « Les chaumières », « l’Eglise d’Auvers », « Rue d’Auvers » . Décrivant son tableau « L’Eglise », Van Gogh écrit : « c’est une fois de plus presque la même chose que les études que j’ai faites de la vieille tour et du cimetière de Nuenen, mais les couleurs sont probablement ici plus expressives et plus fortes ». Cette phrase montre que l’artiste perçoit son œuvre dans sa totalité. Van Gogh aura toute sa courte vie de peintre traité les mêmes thèmes, cherchant toujours à progresser en faisant évoluer son style, ses couleurs.

     Les circonstances exactes de sa mort le 27 juillet 1890 restent mystérieuses.

 


comment box eric bourdon

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